Notre société moderne

Le Ritalin: Causes et effets

Comme vous le savez, le désordre de l'attention, aussi bien que la plupart des autres problèmes mentaux, sont généralement traités pharmaco-logiquement. 

Quand les parents d'un enfant avec ce désordre discutent de cette condition avec leur médecin, le premier diagnostic est que l'enfant souffre d'un déséquilibre chimique et ce déséquilibre résulte en un comportement anormal. Habituellement, des drogues, tel le Ritalin, sont prescrites comme camouflage pour ce type de déséquilibre. Autrement dit, un produit chimique est administré pour dissimuler les symptômes de ce déséquilibre chimique au cerveau.

Pour beaucoup de ces enfants et leurs familles, les médicaments que l'on prescrit sont une bénédiction du ciel. La vie familiale et la vie scolaire se détériorent lorsque les enfants sont atteints de cette condition, et beaucoup de ces familles en sont rendues au point de se demander si elles sont capables de s'occuper de l'enfant plus longtemps. Pour d'autres familles, elles n'acceptent pas le fait que la diminution des symptômes puisse causer des effets à long terme chez leur enfant, et elles commencent une recherche de traitements alternatifs.

L'utilisation du Ritalin a augmenté de façon fulgurante au Québec. En dix ans, de 1990 à 2000, le nombre de prescriptions vendues est passé de 33,000 à 248,000.

Environ 200,000 enfants prennent du Ritalin au Canada. Surtout des garçons. Le phénomène est essentiellement nord-américain. En France, par exemple, le Ritalin a été formellement introduit en 1995 seulement, et il ne peut être prescrit que par des pédiatres qui exercent en milieu hospitalier. Au Canada, le Ritalin est utilisé depuis une quarantaine d'années.

Source : Pourquoi prendre du Ritalin et autres médicaments pour le comportement ? 
par : Dr. James Hollingsworth

Parmi les effets secondaires les plus fréquents du Ritalin, mentionnons l’insomnie, l’irritabilité, les douleurs abdominales, la diminution de l'appétit et la perte de poids, l’augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle.

La dépendance aux stimulants - qui est due à l'euphorie intense produite par le médicament - est surtout psychologique. On observe aussi d'autres effets à long terme tels que les tics faciaux et le retard de croissance.

Les traitements non médicamenteux doivent faire partie du plan de traitement. Ils incluent une thérapie cognitive-comportementale, l'apprentissage au comportement social adapté et, pour les parents, une formation traitant des techniques de prise en charge de l'enfant ayant un TDA-H.

En conséquence, même si les stimulants peuvent avoir un effet bénéfique sur l'inattention et sur l'hyperactivité/impulsivité, et permettre une amélioration du comportement et des résultats scolaires chez 60 à 80 % des enfants, on ne devrait jamais faire de la médication la seule thérapie entreprise pour aider l'enfant.

Source : Lyse Lefebvre, pharmacienne, Centre de toxicologie du Québec :
 Bulletin d'information toxicologique, vol.12, no 1, avril 1996

 

Alcool, drogues et volant…

Un cocktail mortel !


En 2013, les Canadiens faisaient usage d’une vaste gamme de substances, notamment l’alcool (74 %), le tabac (18 %), le cannabis (3 %) chez les jeunes de 15 à 24 ans et (12 %) chez tous les adultes, les agents pharmaceutiques psychoactifs (27 %), la cocaïne ou le crack (1,2 %), l’ecstasy (0,9 %), le LSD (0,7 %), les amphétamines (0,4 %), et la méthamphétamine (0,1 %). 

La plupart des Canadiens essayeront ces substances sans éprouver de sérieux problèmes. Mais pour d’autres, il y aura des conséquences très réelles et désastreuses pour eux et leurs proches.

Après une hausse très nette de l’usage actuel de cannabis chez les jeunes à la fin de la décennie 1990, la consommation de ce produit s’est stabilisée à un niveau élevé depuis le début des années 2000. Aujourd’hui, entre 15 et 30 ans, 13 % des femmes et 25 % des hommes déclarent avoir consommé du cannabis au cours des douze derniers mois.

 

LE CANNABIS

Comme toutes les drogues, le cannabis produit des effets sur le cerveau. Il modifie les communications entre les cellules nerveuses et perturbe les sens. La consommation de cannabis entraîne des effets psychologiques. La personne qui fume du cannabis peut ressentir un certain bien-être, un sentiment de calme et de détente. Elle peut aussi avoir tendance à parler plus qu’à l’habitude ou avoir une envie spontanée de rire. Comme le cannabis perturbe les sens chez celui qui en consomme, la perception du temps et de l’espace peut être modifiée et les perceptions sensorielles peuvent être changées (les couleurs sont plus éclatantes, les sons plus distincts). Le cannabis peut permettre une certaine ouverture d’esprit, une sensation d’être plus créatif et imaginatif, mais l'imagination et la créativité appartiennent à la personne et proviennent de sa tête, pas du produit.

La concentration et la mémoire à court terme risquent aussi d’être moins efficaces.

Chez certaines personnes plus fragiles, le cannabis peut déclencher des hallucinations et modifier la perception de soi. Ces personnes peuvent vivre beaucoup d’anxiété.

Les principaux effets physiques provoqués par la consommation de cannabis sont :

            l’accélération du rythme cardiaque;

            une mauvaise coordination des mouvements et de l’équilibre;

            une augmentation de l’appétit;

            l’assèchement de la bouche et de la gorge;

            le gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges);

            la somnolence.

 

L’HÉROÏNE

L’héroïne agit sur le système nerveux central en engourdissant le cerveau, en ralentissant le fonctionnement du corps et en perturbant les sensations et les perceptions de la réalité.

Elle provoque une euphorie tranquille (elle donne l’impression de sauter de joie, de l’intérieur seulement), un apaisement et une sensation d’extase. Ces sensations sont souvent suivies d’épisodes de somnolence qui sont parfois accompagnés de nausées, de vertiges et d’un ralentissement du rythme cardiaque et respiratoire.

 

LA COCAÏNE

La cocaïne provoque : une contraction des vaisseaux sanguins; une irrégularité du rythme cardiaque; de l’hypertension artérielle.

Elle procure : une euphorie; une impression de puissance.

La personne qui en consomme ne ressent plus de fatigue, plus d’appétit et plus de douleur. Après cette sensation euphorisante, elle passe par une période d’anxiété, accompagnée d’une sensation de malaise.

 

LE CRACK

Le crack provoque un effet euphorisant, bref et intense, immédiatement suivi de son opposé : profonde dépression, grande nervosité et besoin de reprendre encore plus de drogue. Les consommateurs réguliers mangent et dorment mal. Cette drogue peut entraîner une forte accélération du rythme cardiaque, des spasmes musculaires et des convulsions. Le crack peut rendre les gens paranoïaques, en colère, hostiles et anxieux, même quand ils ne planent pas.

 

LA MORPHINE

La morphine serait cinq à dix fois plus forte que l’opium fumé.

◄Elle a les mêmes effets que l’opium

◄Dépression du système nerveux central,

◄Suppression de la douleur physique et mentale,

◄Apparition d’une dépendance physique et du syndrome de sevrage avec toutefois, à dose moyenne, un effet énergique et euphorique suivi par une phase d’angoisse et de manque.

◄Les effets de la morphine sont de plus courte durée que ceux de l’opium : entre quatre et sept heures, si le produit a été pris par voie orale, et de quatre à cinq heures, par voie intraveineuse.

◄Le consommateur doit augmenter les doses ou la fréquence s’il veut ressentir les mêmes effets.

Les collisions de la route sont la principale cause de décès chez les jeunes de 16 à 25 ans, et l'alcool et/ou les drogues sont en cause dans 55 % des cas.

En 2012, les jeunes âgés de 16 à 25 ans ne représentaient que 13,9 % de la population canadienne, mais ils représentaient 31,1 % des décès de la route liés à l'alcool.

L'alcool au volant concerne tout le monde : hommes, femmes, jeunes et moins jeunes. C'est l'une des deux principales causes d'accidents au Québec. Chaque année, les accidents dus à l'alcool causent en moyenne :

            190 décès.

            410 blessés graves.

            2 070 blessés légers.

 

De 2010 à 2012, 41 % des conducteurs décédés avaient un taux d'alcool dans le sang supérieur à 80 mg par 100 ml (0,08). Uniquement en 2011, 47 % des conducteurs décédés sur la route avaient bu de l'alcool. Parmi eux, la majorité avait plus de 150 mg d'alcool par 100 ml de sang (0,15) dans l'organisme. 

En dépit d’une baisse significative du taux de conduite avec facultés affaiblies, depuis le milieu des années 1980, la conduite avec facultés affaiblies est la principale cause de décès ayant une origine criminelle au Canada. En plus des mesures prises par le gouvernement fédéral, les provinces et les territoires ont introduit des sanctions administratives ou des restrictions permettant d’intervenir immédiatement auprès des conducteurs soupçonnés de conduite avec facultés affaiblies.

Source : Transport Canada et SAAQ.

 

 

La dépression… cause ou effet ?


Épuisement professionnel, dépression, stress… Jamais auparavant les problèmes de santé mentale n'ont été aussi nombreux dans les entreprises. Résultat : le taux d'absentéisme monte en flèche et, avec lui, les dépenses reliées à l'invalidité et aux avantages sociaux. En dix ans, soit de 1990 à 2000, le nombre de réclamations liées au stress, à l'épuisement professionnel et à d'autres facteurs d'ordre psychologique, a doublé au Québec, passant de cinq cent trente à mille cinquante-neuf. 

Une augmentation qui a entraîné des déboursés de l'ordre de trois cents millions de dollars pour les assureurs, en 2001 seulement. Selon l'Association canadienne des compagnies d'assurance de personnes (ACCAP), la situation est telle qu'environ 40 % des prestations d'assurance invalidité s'expliquent par des problèmes de nature psychologique.

En outre, un adulte sur sept (13,4 %) a indiqué avoir souffert à un moment de sa vie de symptômes qui répondent aux critères d'un trouble de l'humeur, dont 12,2 % pour une dépression, et 2,4 % pour un trouble bipolaire. Plus de 50 % des personnes ayant vécu un épisode de dépression connaissent une rechute.

Un Québécois sur cinq sera touché de près ou de loin par la maladie mentale au cours de sa vie. À Montréal, on parle de 2 % de la population adulte, qui souffre de troubles graves et de longue durée, et de 29 % qui seront aux prises avec une dépression majeure ou des troubles anxieux, ou encore des troubles liés à l'usage de drogues ou d'alcool.

Les maladies mentales les plus courantes sont la dépression (10 % à 15 % des gens en souffrent au cours de leur vie), les troubles anxieux et les psychoses.

Suicide : Entre 1981 et 2005, on observe une diminution quasi systématique de la proportion de jeunes âgés entre 20 et 29 ans décédés par suicide, par rapport à l'ensemble des décès de cette nature. D'un autre côté, la proportion des 40-49 ans dans le nombre total de décès par suicide au Québec n'a cessé d'augmenter3. Soulignons que 2006 marque l'année du plus bas taux de mortalité par suicide depuis 25 ans.

Au Québec, en 2009, 14,4 % des assurés du régime public d'assurance-médicaments recevaient des ordonnances d'antidépresseurs. Aux États-Unis, les antidépresseurs constituent la classe de médicaments la plus prescrite chez les adultes de 18 à 44 ans et près du quart des femmes de 50 à 64 ans reçoivent ce type d'ordonnances.

Dans les sociétés industrialisées, la prévalence de la dépression ne cesse d’augmenter. Parmi les quatre premières causes de consultation chez le médecin, entre l’hypertension, le diabète et les examens de routine, la dépression est devenue l’un des principaux motifs de congés de maladie, un véritable cauchemar pour les assureurs. Car ce syndrome frappe à tout âge sans épargner les forces vives du marché du travail. Certains l’ont même qualifié de « cancer du XXIe siècle » !

« Si les Canadiens, et surtout les Canadiennes, sont passablement déprimés, le marché des médicaments de l’esprit est plutôt euphorique. Au Canada, le nombre d’ordonnances a augmenté de 83 % depuis 1999 ! » Malgré l’augmentation du nombre de prescriptions d’antidépresseurs, la prévalence de la dépression ne cesse d’augmenter.

Source : Journal L'UQAM, vol. XXXVIII, no 14 (2 avril 2012).

 


La retraite… le début de la fin ?


Selon les plus récentes données de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), la proportion des décès par suicide, concernant des personnes âgées de 50 ans et plus, est passée de 39.9 % à 41.2 % entre 2006 et 2012. C'est donc dire qu'environ 40 % des décès par suicide au Québec touchent une personne de 50 ans ou plus. En 2006, cela représentait 453 décès sur un total de 1136 décès pour tous les groupes d'âge.

Près de 30 % des gens ont du mal à s’ajuster à la retraite, à court terme. Cela peut durer de quelques mois, voire quelques années. Pour d’autres, tout à coup, tout change. Pour ces personnes, les changements qui suivent la retraite peuvent être beaucoup plus insurmontables et mener à la dépression.

Au Canada, entre 10 et 15 % des aînés souffrent de dépression. La dépression a des causes multiples – elle peut être due à un événement précis, à un déséquilibre chimique dans le cerveau, ainsi qu’à des facteurs psychologiques ou génétiques. Lorsqu’une personne a déjà souffert de dépression clinique, elle est plus susceptible de rechuter. Les femmes souffrent plus souvent de dépression que les hommes pendant la retraite – près de 14 % des femmes, par opposition à 7 % des hommes.

La consommation d'alcool chez les jeunes est depuis longtemps un sujet préoccupant. Compte tenu du vieillissement de la population québécoise, la consommation chez les aînés suscite à son tour un intérêt et une inquiétude croissants. Jusque dans les années 1950, les personnes de plus de 65 ans ne représentaient que 5 % de la population. Aujourd’hui, cette proportion est de 14 % et devrait passer à 18 % en 2016, à 24 % en 2026 et à 30 % en 2051.

Source : Alcool et santé. (Éduc-alcool québec).

© Web ton village 2014